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L'histoire de la Rokujurigoe Kaido

Depuis plus de 1 200 ans, la Rokujurigoe Kaido relie les communautés locales au mont Yudono, l’une des montagnes les plus sacrées et les plus secrètes du Japon, intégrée à l’ensemble des montagnes sacrées de Dewa Sanzan.

Étroitement associée au bouddhisme ésotérique Shingon, à de nombreuses légendes liées à Kobo Daishi, ainsi qu’à la pratique du sokushinbutsu, l’auto-momification menée par les moines visant la Bouddhéité, la route a longtemps servi à la fois de chemin de pèlerinage et de corridor vital à travers les montagnes.

Aujourd’hui, elle préserve un paysage spirituel façonné par des siècles d’ascèse, de croyances et de résilience, et bénéficie d’une protection au sein du parc national de Bandai-Asahi.

Le mont Yudono: renaissance, ésotérisme et auto-momification

On recense aujourd’hui environ 19 sokushinbutsu (moines auto-momifiés) connus au Japon.

Parmi eux, dix ont suivi leur ascèse sur le mont Yudono, troisième montagne de la triade sacrée de Dewa Sanzan et site majeur du bouddhisme shingon.

Les sokushinbutsu incarnent l’idéal spirituel central du bouddhisme shingon, exprimé par le principe du sokushinjobutsu 即身成仏 : la réalisation de l’Éveil dans le corps présent. Contrairement à d’autres écoles bouddhiques, où l’illumination est souvent envisagée comme un état atteint après la mort, l’enseignement shingon affirme qu’un moine peut réaliser l’Éveil au cours de sa vie, par une discipline ascétique d’une extrême rigueur. La préservation du corps après la mort, exempté de toute putréfaction, est alors interprétée comme une preuve tangible de cet accomplissement spirituel.

Le mont Yudono fut officiellement intégré aux montagnes sacrées de Dewa Sanzan au début du XVIIe siècle, en tant que troisième pilier de la triade sacrée du shugendo (ascèse des montagnes). Toutefois, la montagne était déjà, depuis plusieurs siècles, un site sacré du bouddhisme shingon, centré sur le concept de renaissance. Certains historiens estiment que le mont Yudono aurait développé sa propre tradition d’ascèse menant à l’auto-momification afin d’affirmer son identité shingon face à l’influence croissante de la communauté bouddhique Tendai du mont Haguro.

Avant le XIXe siècle, le mont Yudono était administré par quatre temples shingon principaux :

– le temple Hondoji et le temple Dainichiji, situés dans l’actuelle municipalité de Nishikawa,
– le temple Churenji et le temple Dainichibo, situés dans l’actuelle ville de Tsuruoka (hameau d’Oami).

Ces temples supervisaient les pratiques ascétiques sur le mont Yudono et délivraient les autorisations officielles aux pèlerins souhaitant pénétrer sur la montagne sacrée. Ils permettaient également aux femmes, traditionnellement exclues de nombreux sites sacrés majeurs au Japon, de pratiquer leur foi en lien avec le mont Yudono au sein même de leurs enceintes.

La Rokujurigoe Kaido, route de pèlerinage historique, relie la ville de Tsuruoka (point de départ principal : le temple Honmyoji) à la ville de Nishikawa (point de départ principal : site de Hondoji). Elle connecte ainsi ces deux régions au mont Yudono, formant un corridor spirituel essentiel entre les communautés et les paysages sacrés associés au bouddhisme shingon.

Sources: 戸川安章 TOGAWA Ansho, 出羽三山のミイラ仏 Dewa Sanzan no miirabutsu ("Mummified Buddhas of Dewa Sanzan"), Chuo Shoin 中央書院, p.1-14, 70-78.

IWAHANA Michiaki, “Sokushinbutsu”: Japan’s Buddhist Mummies, nippon.com (January 26, 2022)

Shinnyokai-shonin, le sokushinbutsu du temple Dainichibo

Le torii du mont Yudono (Yudonosan Senninzawa)

Sokushinbutsu : Bouddhas de chair

Sokushinbutsu 即身仏, littéralement « Bouddha dans ce corps-même », désigne des moines ayant entrepris une ascèse menant à l’auto-momification, dans la quête de l’Éveil au cours de leur existence présente. Cette pratique, enracinée dans le bouddhisme shingon, exprime la doctrine du sokushinjobutsu 即身成仏 : l’accomplissement de l’Éveil sans attendre une renaissance future.

Selon la tradition, le premier sokushinbutsu du Japon serait Kobo Daishi (Kukai), fondateur du bouddhisme Shingon, que l’on considère non pas comme mort, mais demeurant en méditation éternelle au mont Koya.

Trois sokushinbutsu sont aujourd’hui visibles sur la Rokujurigoe Kaido :

Honmyokai-shonin, au temple Honmyoji (premier sokushinbutsu de la tradition du mont Yudono),
Tetsumonkai-shonin, au temple Churenji,
Shinnyokai-shonin, au temple Dainichibo.

Les sokushinbutsu associés au mont Yudono peuvent souvent être identifiés par le suffixe –kai 海 présent dans leur nom religieux. Cette appellation fait référence à Kukai (Kobo Daishi) et indique que leur ascèse fut réalisée sous l’autorité spirituelle, ou dans la lignée religieuse, du mont Yudono.

Le titre shonin 上人 signifie « moine vénéré ».

Le chemin vers la momification sokushinbutsu

La formation menant à l’état de sokushinbutsu s’étendait sur de nombreuses années et se déroulait en plusieurs étapes successives.

Dans un premier temps, le moine entreprenait de longues périodes de quête d’aumônes, pouvant durer plusieurs centaines de jours. Elles étaient suivies de 1 000 à 3 000 jours de restrictions alimentaires extrêmement sévères, connues sous les noms de :

Gokoku-dachi 五穀断ち : abstention des cinq céréales sacrées,
Jukkoku-dachi 十穀断ち : phase encore plus rigoureuse, excluant dix céréales.

À terme, le moine adoptait le mokujiki 木食, un régime composé exclusivement de ressources forestières: noix, racines, écorces, feuilles et sève. Cette pratique visait à éliminer les graisses corporelles et l’humidité du corps, afin de ralentir les processus de décomposition après la mort.

Dochu Nyujo: s'enterrer vivant en attendant l'Éveil

Lorsque le moine sentait sa mort approcher, il accomplissait le dochu nyujo 土中入定: littéralement « entrer en méditation dans la terre ».

Une fosse d’environ 3 mètres de profondeur était alors creusée et tapissée de pierres afin de limiter l’humidité. Deux tubes de bambou y étaient installés : l’un destiné à l’apport d’air, l’autre à l’approvisionnement en eau, fourni par les disciples. Le moine pénétrait dans la fosse muni d’une cloche rituelle et d’un thé préparé à partir de sève de laque urushi, dont la toxicité contribuait à freiner la décomposition du corps. La fosse était ensuite scellée.

Chaque jour, les disciples écoutaient le son de la cloche. Lorsqu’il cessait, ils attendaient 1 000 jours supplémentaires avant d’ouvrir la sépulture.

Si le corps ne présentait aucun signe de putréfaction, le moine était officiellement reconnu comme sokushinbutsu, un Bouddha vivant.

Si, au contraire, le corps s’était décomposé, l’ascèse était considérée comme n’ayant pas abouti.

Pourquoi les moines choisissaient-ils donc de devenir sokushinbutsu?

D'un point de vue contemporain, cette pratique peut paraître extrêmement sombre. Toutefois, les sokushinbutsu ne sont pas perçus par les fidèles comme de simples moines aux pratiques extrêmes, mais comme de divinités vivantes du bouddhisme shingon, capables d’accorder protection et salut, en particulier face aux maladies et à la famine.

Dans le bouddhisme shingon, les Bouddhas ne sont pas des figures lointaines : ils constituent des présences spirituelles actives, auxquelles on attribue la capacité de répondre aux prières et aux vœux. Dans des régions historiquement marquées par la pauvreté, les famines et les catastrophes naturelles, les sokushinbutsu ont ainsi représenté de puissants soutiens spirituels et émotionnels pour les communautés locales fréquemment meurtries par des cycles répétés de famine, de maladies et d'hivers rudes.

Les origines de la Rokujurigoe Kaido

The Oami village seen from the Juotoge crossing on the Rokujurigoe Kaido

Le hameau de Oami vu depuis le col de Juotoge sur la Rokujurigoe Kaido

Les origines de la Rokujurigoe Kaido, route de pèlerinage historique, sont traditionnellement associées à la fondation du temple Churenji (833) et du temple Dainichibo (852) — deux des quatre temples principaux du mont Yudono — tous deux situés dans le hameau de Oami, dans la ville de Tsuruoka, préfecture de Yamagata. Ces fondations témoignent de l’implantation précoce des pratiques du bouddhisme ésotérique dans la région du mont Yudono et constituent un cadre historique essentiel pour comprendre le développement et l’usage continu de la route.

Les sources historiques attestent de l’ancienneté de l’utilisation de cet itinéraire. Selon le Dewa Fudoki 出羽風土記, une chronique régionale compilée en 1792, des pèlerins empruntaient déjà la Rokujurigoe Kaido pour atteindre le mont Yudono dès la période de Nara (VIIIe siècle). Ce témoignage confirme le rôle durable de la route en tant que voie de circulation religieuse, enracinée dans les traditions de culte de la montagne, notamment celles du peuple Emishi — populations autochtones de la région du Tohoku — ainsi que comme axe de déplacement saisonnier à travers les paysages montagneux de l’ancienne province de Dewa.

Le temple Churenji, ville de Tsuruoka (hameau de Oami)

Le temple Dainichibo, ville de Tsuruoka (hameau de Oami)

Au-delà du pèlerinage: les multiples fonctions de la Rokujurigoe Kaido

Si la Rokujurigoe Kaido a principalement servi de voie sacrée d’accès au mont Yudono, montagne déjà vénérée dans le cadre des pratiques de culte montagnard du peuple Emishi avant son intégration formelle au bouddhisme shingon, son importance n’a jamais été limitée à la seule dévotion religieuse.

En reliant les zones intérieures de la préfecture de Yamagata à la région côtière de Shonai, la route remplissait également une fonction stratégique et pratique majeure. Elle constituait un axe fiable pour la circulation des personnes et des ressources à l’échelle régionale et, en raison de son tracé étroit, escarpé et accidenté, contribuait à la défense du littoral en limitant l’accès des forces d’invasion de grande ampleur. De cette manière, la route s’inscrivait dans un système plus large de gestion du territoire, façonné par la géographie et par l’adaptation humaine aux contraintes du milieu.

Durant la période d’Edo (1603–1868), elle demeura un axe de circulation essentiel, régulièrement emprunté par les seigneurs du domaine de Shonai et leurs vassaux dans le cadre du système du sankin-kotai, qui les obligeait à se rendre périodiquement à la capitale shogunale d’Edo (actuelle Tokyo). Au-delà des déplacements de la classe guerrière, la route soutenait également la mobilité quotidienne des marchands et des paysans, qui l’utilisaient pour le transport des marchandises entre les zones côtières et les villes de l’intérieur de la région intérieure de Yamagata, renforçant ainsi son rôle de voie vivante, profondément ancrée dans le tissu économique et social régional.

Une route qui porte les stigmates d'un peuple discriminé...

Les sources historiques indiquent que la Rokujurigoe Kaido était déjà utilisée à des fins militaires en période de conflit. Lors des soulèvements Emishi de la fin du VIIIe siècle et du début du IXe siècle, la route aurait servi de corridor militaire pour les forces militaires centrales.

En 792, le général Sakanoue no Tamuramaro fut envoyé dans la région de Dewa afin de "pacifier" les populations Emishi. Selon les académiciens, il aurait emprunté la Rokujurigoe Kaido pour atteindre leurs camps situés plus au nord.

Rokujurigoe Kaido: l'étymologie d'un (très long) nom

Le nom Rokujurigoe Kaido 六十里越街道 se traduit littéralement par « la route qui franchit 60 ri ». Il dérive d’une ancienne unité de mesure japonaise, le ri 里, qui correspondait à environ 654 mètres.

 

À l’époque, un ri était défini comme l’équivalent de six cho 町, chaque cho mesurant approximativement 109 mètres.

Selon ce système de mesure, la distance séparant le temple Hondoji, autre temple principal de la lignée bouddhique shingon du mont Yudono, et Oami, hameau où se situent les temples Churenji et Dainichibo, était précisément de 60 ri, soit environ 39,2 kilomètres.

En raison du franchissement de plusieurs cols montagneux, l’itinéraire fut désigné comme la « route du franchissement des 60 ri », d’où son appellation de Rokujurigoe Kaido.

Pilgrims resting at the Kobochaya teahouse on the Rokujurigoe Kaido.

Pèlerins se reposant au logis de thé Kobo Chaya (aujourd'hui disparu) sur la Rokujurigoe Kaido.

Identity conflicts

Transformations religieuses à Dewa Sanzan au 19ème siècle et leur impact sur le pèlerinage du mont Yudono

Selon la tradition bouddhique du mont Yudono, le fondateur de l’école, Kukai (Kobo Daishi), aurait personnellement consacré la montagne au IXe siècle, l’établissant comme un lieu sacré de pratique ésotérique.

 

Au fil des siècles, des pèlerins venus de l’ensemble du nord du Japon se rendirent au mont Yudono, attirés par son importance spirituelle profonde au sein de la tradition shingon. En 1733, les archives officielles font état de 157 000 pèlerins ayant visité le site. Avant eux, le célèbre poète de haiku Matsuo Basho consacra deux haiku au mont Yudono, témoignage de la notoriété du lieu dès le XVIIIe siècle.

Entre 1570 et 1592, le mont Yudono fut officiellement intégré à la triade sacrée de Dewa Sanzan, en remplacement du mont Hayama en tant que troisième sommet sacré. Cette réorganisation répondit avant tout à des considérations géographiques. Le mont Hayama, situé dans l’actuelle ville de Sagae, se trouvait trop éloigné des monts Haguro et Gassan, tandis que le mont Yudono constituait une continuité plus naturelle du même massif montagneux. Bien que le caractère spirituel du mont Yudono, ancré dans la pratique bouddhique shingon, diffère de celui des deux autres sommets, ses temples acceptèrent cette nouvelle désignation. Ils la jugèrent compatible avec leurs propres rituels et leur statut, d’autant plus que les monts Haguro et Yudono partageaient une même croyance doctrinale en la possibilité de la renaissance au sein de la montagne.

Cet équilibre fut rompu en 1868, lors de la Restauration de Meiji, lorsque le nouveau gouvernement central entreprit de construire une identité nationale unifiée centrée sur le shinto. Cette politique conduisit au shinbutsu bunri 神仏分離, la séparation imposée du shinto et du bouddhisme, jusque-là pratiqués de manière conjointe. Les religions et pratiques jugées « primitives » ou « superstitieuses », parmi lesquelles le shugendo, ou la pratique sokushinbutsu furent interdites. En 1869, le gouvernement ordonna la conversion des montagnes de Dewa Sanzan en sanctuaires shinto, en commençant par le mont Haguro.

En 1873, le mont Yudono fut officiellement transformé en sanctuaire shinto, malgré la forte opposition de ses temples principaux, Churenji et Dainichibo. Les icônes et statues bouddhiques furent retirées, certaines conservées dans les réserves des temples, d’autres détruites. De nombreux monuments le long de la Rokujurigoe Kaido furent endommagés ou profanés. Des statues furent décapitées ou brisées et, pour d’innombrables pèlerins, ces actes constituèrent une perte spirituelle profonde.

Aujourd’hui, la route est principalement parcourue par des randonneurs, des amateurs d’histoire et des observateurs de la nature. Elle se présente comme un paysage de mémoire, témoin de plusieurs siècles de pratiques religieuses et des conséquences durables des réformes imposées par l’État.

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Yudonosan Senninzawa : la vallée qui marque l'entrée du sanctuaire de Yudonosan et de la divinité du mont Yudono

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Statues Jizo décapitées près de la source Dokko Chaya, sur la route de pèlerinage

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Statue décapitée du Bouddha Vairocana à Kobo no Watashi (ville de Tsuruoka)

Sources:

Asahimurashi gekan ("Asahi village's history, last volume") 朝日村史 下巻, Asahimura murashihensan iinkan 朝日村村史偏さん委員会, Asahimura 朝日村,1985, p.65-69, p.72-73.

TOGAWA Ansho 戸川安章, Dewa sanzan shugendo no kenkyu ("Studies of the Dewa Sanzan Shugendo") 出羽三山修験道の研究, Kosei Shuppansha 佼成出版社, 1973.

Asahimurashi jokan ("Asahi village's history, first volume") 朝日村史 上巻, Asahimura murashihensan iinkan 朝日村村史偏さん委員会, Asahimura 朝日村,1985, p.145-155.

Inishie no kodai kara gendai made o tazunete: Rokujurigoekaido いにしえの古代から現代までを訪ねて—六十里越街道の歴史, 社団法人東北建設協会, 1992.

Ministry of Land Infrastructure Transport and Tourism Tohoku Regional Development Bureau webpage: https://www.thr.mlit.go.jp/sakata/road/60history/002.html

語られぬ
湯殿にぬらす
袂たもとかな

Nul ne peut parler 
Des secrets de Yudono
Larmes sur ma manche

Traduction littérale du haïku de Matsuo Basho (1689)

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Statue de Matsuo Basho

湯殿山
銭ふむ道の
泪かな

Au mont Yudono
Chemins pavés de pièces d'or
Larmes qui coulent

Traduction littérale du haïku de Matsuo Basho (1689)

Matsuo Basho & Mt. Yudono
Bandai-Asahi National Park

Le parc National de Bandai-Asahi

Le mont Yudono et certaines sections de la Rokujurigoe Kaido, route de pèlerinage historique, font partie du parc national de Bandai-Asahi, le deuxième plus vaste parc national du Japon. S’étendant sur 1 863 km², le parc couvre trois préfectures.

 

Dans la préfecture de Yamagata, il englobe les sommets sacrés de Dewa Sanzan ainsi que le massif des monts Asahi ; dans la préfecture de Fukushima, il comprend les monts Azuma, le mont Bandai et le lac Inawashiro ; dans la préfecture de Niigata, il s’étend jusqu’à la région du mont Iide.

Le parc national de Bandai-Asahi est protégé non seulement pour la beauté exceptionnelle de ses paysages et sa biodiversité, mais également pour la profonde dimension spirituelle et culturelle qui caractérise ce territoire. Il abrite de nombreuses espèces végétales et animales rares ou endémiques, ainsi que de vastes forêts de hêtres anciennes, demeurées intactes pendant des siècles.

Nous invitons l’ensemble des visiteurs à contribuer à la préservation de cet environnement naturel et sacré. Merci de remporter tous vos déchets, de ne pas cueillir de plantes sauvages et de ne pas perturber la faune locale lors de vos déplacements dans le parc national de Bandai-Asahi.

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Le Otorii du mont Haguro, face au mont Gassan

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